DiamantagePerlant

DiamantagePerlant

Affaire Légeret: LE DESHONNEUR DE LA JUSTICE

Affaire Légeret: LE DESHONNEUR DE LA JUSTICE

QUE FAIT LA POLICE ? Lorsque la justice vaudoise veut dégager en touche un vice de forme, elle fait recours à la place du principal intéressé et sans l’avertir!!! Une aberration de plus dans le dossier de l’affaire François Légeret.

La chaîne française W9 a diffusé mercredi 4 février un reportage sur l’affaire Légeret dans le cadre de sa série «Enquêtes criminelles». PJ Investigations devait y participer, vu les nombreux articles que nous avons consacrés à cette affaire. L’agence Capa qui devait nous rencontrer a annulé nos rendez-vous et une fois de plus, la parole n’a été donnée qu’aux accusateurs de François Légeret (policiers, magistrats et journalistes) sans que jamais les aberrations de ce dossier ne soient évoquées.

Interdit par l’éthique

Mais le plus grave n’est pas là. Comme nous vous l’avons révélé (//www.pjinvestigation.ch/?p=1921), deux juges cantonaux, amants secrets, avaient eu à juger de l’affaire, ce qui est strictement interdit par l’éthique professionnelle qui veut que des magistrats qui ont des relations trop proches doivent se récuser s’ils sont appelés dans la même cause.

François Légeret et son avocat Me Lob ont demandé tout naturellement la récusation des deux juges amants et une révision totale de la condamnation à vie de FL au vu de ce ces faits et des nombreuses erreurs d’enquête et de procédure qui ont conduit à sa pseudo culpabilité.

Et bien voici ce que répond la Présidente du Tribunal cantonal Sandra Rouleau en date du 28 janvier 2015 :

//www.pjinvestigation.ch/wp-content/uploads/2015/02/Sandra-1.jpg

 

//www.pjinvestigation.ch/wp-content/uploads/2015/02/Sandra-2.jpg

 

 Lettre Sandra Rouleau

Cette fin de non recevoir est d’autant plus scandaleuse qu’elle fait référence à un arrêt de la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral du 20 janvier 2015, qui n’a pas été demandé par François Légeret, mais par le Procureur général du canton de Vaud Eric Cottier qui a tenté ainsi de se «couvrir» et de dédouaner la justice vaudoise SANS DEMANDER L’AVIS DE FRANCOIS LEGERET ET DE SES AVOCATS !

Sans m’avertir vous faites recours pour mon compte. Vous auriez pu m’avertir au préalable, c’est la moindre des choses si vous l’avez fait en ma faveur !

François Légeret adresse une lettre à Eric Cottier en date du 8 décembre qui commence ainsi : « Votre courrier du 2 ct à mon intention est très surprenant. Sans m’avertir vous faites recours pour mon compte. Vous auriez pu m’avertir au préalable, c’est la moindre des choses si vous l’avez fait en ma faveur ! Comme votre réelle intention n’est pas de me défendre, cela laisse présager une collusion entre vous et un juge cantonal de recours ! (la présidente Sandra Rouleau, NDLR) ».

Le 23 janvier 2015, François Légeret envoie un autre courrier au Tribunal pénal fédéral:

//www.pjinvestigation.ch/wp-content/uploads/2015/02/Lettre-L%C3%A9geret.jpg

//www.pjinvestigation.ch/wp-content/uploads/2015/02/Lettre-L%C3%A9geret-2.jpg

Lettre Légeret

Bien vu, François ! Le TF a rejeté le recours de Cottier dans son charabia traditionnel au motif qu’il n‘y avait rien de nouveau dans cette cause, tout en oubliant soigneusement de faire la moindre référence aux juges Bendani et Colelough qui couchaient ensemble alors qu’ils étaient parties prenantes dans la cause Légeret.

Tous les courriers de cette affaire ont été envoyés aux députés du Grand Conseil vaudois qui sont sensés, notamment à travers le Tribunal Neutre, de surveiller la justice du canton.

Voilà donc comment la Justice vaudoise se défausse pour préserver ses petits intérêts. Tous les courriers de cette affaire ont été envoyés aux députés du Grand Conseil vaudois qui sont sensés, notamment à travers le Tribunal Neutre, de surveiller la justice du canton. Nous ne manquerons pas de les interpeller tous pour avoir leur opinion de représentants du peuple !

Patrick Nordmann 

Auteur
Patrick Nordmann Spécialisé dans les affaires judiciaires, je suis toujours curieux des dysfonctionnements de nos institutions publiques et privées et avide de connaître les très bonnes mauvaises raisons qu’elles ont de ne pas accomplir leur travail, surtout si le contribuable (qui est leur patron) est victime de leur incompétence structurelle ou malicieuse.

 



05/02/2015
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 17 autres membres