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« L’Europe est un fascisme inversé »

Lettonie : Les non-citoyens chose normale

pour Sanita Pavluta-Desland

Olivier Renault

La Lettonie, qui a rejoint l’Union européenne le 1 mai 2004 et la zone euro le 1 janvier 2014, qui est pour six mois depuis janvier 2015 à la présidence de l’Union européenne, a 13% de non-citoyens. Sanita Pavluta-Deslande, l’ambassadrice de Lettonie en France, qui est venue à Rennes le 2 février 2015 vanter la démocratie de son pays, vanter la démocratie européenne, l’importance de la liberté de parole des citoyens européens ou le rôle vital de la société civile, n’est pas dérangée de voir la liberté citoyenne interdite dans son pays et en Europe, ni inquiète de voir la réécriture de l’Histoire sur la Seconde Guerre mondiale, ni surtout choquée d’être l’ambassadrice d’un pays qui légitime l’existence des non-citoyens, ou inquiète de faire interdire une exposition à l’UNESCO sur un fait historique.

 

Devant Jeanne Françoise Hutin, présidente de la Maison de l’Europe de Rennes, femme du patron de Ouest-France à l’Espace Ouest-France, qui a ouvertement donné le ton en disant que la Russie pose problème, l’intervention de  Sanita Pavluta-Deslande démontre l’état de pourrissement dangereux de la structure européenne et de ses élites.

 

Des Waffen SS à Riga mais interdiction de Pegida. Sanita Pavluta-Deslande est fière de parler de démocratie dans son pays (intervention en vidéo de Sanita Pavluta-Deslande à Rennes), car on laisse parler tout le monde, « ce n’est pas une manifestation politique malgré la tentative de certains de présenter cela comme la glorification du nazisme, ce qui est faux. La Lettonie en tant que pays démocratique autorise tout type de rassemblement sans contrôle idéologique, tant que cela ne menace pas l’ordre public », dit-elle dans un entretien donné au Cercle des Européens en avril 2012 quand on lui demande si c’est vraiment admissible de laisser des anciens Waffen SS et des admirateurs de la SS marcher tous les ans au mois de mars dans Riga.

 

Pendant que les médias, les politiques, occidentaux disent que les Pegida sont des manifestations de nazis à interdire, les instances européennes soutiennent la politique lettone, leur donne la présidence européenne pour 6 mois. On comprend que le joker nazi est la stratégie de nommer des manifestations qui dénoncent les manquements de démocratie et qui dérangent le pouvoir en place.

 

Les non-citoyens. « Sinon le russe aurait été une langue officielle de l’Union européenne », dit au micro de l’Espace Ouest-France Sanita Pavluta-Deslande pour justifier la légalisation du statut juridique de non citoyen en Lettonie. Ces non-citoyens sont pour l’essentiel des Russes venus travailler à l’époque soviétique dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui ont eu des enfants et fondé des familles en Lettonie et qui se sont retrouvés avec la chute de l’Union soviétique être des habitants de seconde classe auxquels a été retiré le droit de vote et l’accès à de nombreux emplois. Pourquoi ceux qui montrent du doigt les Pegida n’interviennent pas et ne dénoncent pas la présidence lettone pour l’Union européenne ? La position lettone prouve qu’il est possible juridiquement d’exclure des populations au sein de l’Union européenne, de réécrire l’Histoire.

 

Interdiction de montrer et réécriture de l’Histoire. En janvier 2015 Sanita Pavluta-Deslande qui est délégué permanent pour la Lettonie à l’UNESCO a demandé d’interdire une exposition sur, Salaspils, le camp d’extermination nazi aussi pour enfants de Lettonie, « pour ne pas jeter de l’ombre sur le présidence lettone en ce début d’année 2015 » a répondu la diplomate. « La Lettonie s’est opposée à l’exposition organisée par la Russie et la Biélorussie qui montre des photos d’un camp de concentration », a dit un porte-parole de l’UNESCO.

 

Par contre la Lettonie est d’accord pour faire une exposition après leur présidence européenne en montrant le film « L’histoire controversée » sur les habitants en Lettonie, sur les survivants de l’holocauste, sur les survivants du camp d’extermination Salaspils et sur les survivants des déportations soviétiques, c’est à dire en mettant au même niveau les actes nazis et soviétiques malgré la dénonciation du centre Simon Wiesenthal, des groupes juifs ou d’historiens non juifs, ou de la Russie pour réécriture de l’Histoire.

 

Journaliste et député italien jeté d’Estonie. L’Estonie voisine de la Lettonie, membre de l’Union européenne, donc une véritable démocratie quand on écoute l’ambassadrice lettone, a expulsé le journaliste et ancien député EU, Giulietto Chiesa, figure de la gauche en Europe, d’Estonie juste avant sa prise de parole dans une conférence organisée par un organe de la société civile, le club des médias international Impressum .

 

Le club Impressum a invité Giulietto Chiesa en décembre 2014. Giulietto Chiesa a pu rentrer en Estonie sans difficulté et donner un entretien à la télévision estonienne. C’est juste avant son intervention devant un auditoire de 280 personnes que la police estonienne l’a arrêté, sans avoir une raison, dans son hôtel. La femme de Giulietto Chiesa a eu le temps de dire aux médias que Giulietto Chiesa devait quitter la Lettonie dans les 48 heures. Giulietto Chiesa, qui est russophone, dénonce aussi la politique actuelle de l’Union européenne contre la Russie et l’aide à Kiev, un gouvernement qui soutient des bataillons nazis, qui massacre les populations du Donbass.

 

Ambassadrice Lettonie se moque du monde

La Lettonie, contrairement à ce que Sanita Pavluta-Deslande veut faire croire devant un auditoire de Français déjà habitué à la lecture du Ouest-France depuis des générations, nous questionne sur la santé démocratique lettone et européenne et sur sa rhétorique touchant les droits de l’homme. Avec Giulietto Chiesa d’autres personnalités de la vie publique ont été interdites de venir en Estonie. C’est le cas de Johan Bäckman, citoyen finlandais, défenseur des droits fondamentaux dans son pays qui dénonce les enlèvements d’enfants avec l’écriture de fausses expertises par le Jugendamt finlandais qui agit dans la violence physique et mentale comme le Jugendamt allemand mais ça les bons démocrates de Bruxelles tiennent sous silence.

 

Dans l’espace européen, même des citoyens européens (journaliste, défenseurs des droits fondamentaux, parents, enfants, activistes appartenant à la société civile), ne peuvent pas voyager librement sans oublier des manifestations organisée par des membres de la société civile qui sont interdites. En Estonie, il existe les services secrets avec le KAPO qui pourchassent les opposants à la politique. Le Kapo transforme la vie des opposants en enfer. Ces personnes touchées comme Maxim Reva, Oleg Besedin, Yana Toom, Michail Kõlvart, Alexander Korobov, Mihail Stalnuhhin, Klaus Dornemann, Irja und Inno Tähismaa, Kristina Norman, Aleksej Semjonov, Dmitrij Linter, Dmitrij Klenski, Mark Syrik, Galina Sapozhnikova, perdent leur travail, perdent des contrats et sont poussés à quitter leur pays.

 

Ces formes de menaces sont appliquées dans toute la zone EU. Ouvrir sa bouche, croire à la liberté de parole, fait de vous un dissident et la justice comme la presse ne fonctionnent plus de manière indépendante en zone EU. « L’Europe est un fascisme inversé », dit un juriste moscovite à ce sujet. Afin de comprendre les faits il faut lire les médias et les slogans politiques en inversant l’information ou le message. Les anciens citoyens de la RDA sont les plus solides dans ce sport. Ce qui explique que les Pegida sont plus fortes en Allemagne de l’Est ?

 



15/02/2015
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