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Pollinisateurs sauvages : nous y sommes presque !

Depuis plusieurs semaines, Pollinis et l'INRA, l'Institut National de la Recherche Agronomique, ont lancé un grand appel à l’aide pour collecter le budget nécessaire au projet scientifique Apiformes, pour dresser un état des lieux des abeilles sauvages et de la pollinisation.

Des centaines de citoyens se sont mobilisés pour aider ce programme de  recensement des populations d'abeilles sauvages, et pour permettre d’évaluer le rythme avec lequel elles sont en train de disparaître dans notre pays. 

Il ne manque que 5000 euros pour que le projet puisse aboutir. C’est pourquoi je me permets de vous demander, si cela vous est possible, de contribuer vous aussi à ce projet salvateur pour l’agriculture et l’alimentation de toute la population.

Si vous le pouvez, je vous en prie, cliquez ici pour nous aider

C'est très important.

Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à penser que les abeilles sauvages, qui assurent presque à elles seules la reproduction et la survie de plus de 70% des plantes à fleurs à travers le monde, sont en rapide déclin – notamment en France et en Europe. 

Une espèce de plante à fleurs sur dix serait déjà menacée d'extinction en France.

On ne sait toujours pas avec certitude si ce déclin est dû à l'utilisation massive de pesticides de plus en plus toxiques, aux méthodes de l'agriculture intensive, avec le recul de la biodiversité, la monoculture, la destruction des haies et le recul accéléré de leur habitat naturel. Ou à toutes ces causes en même temps. 

Mais ce qui est certain, c'est qu'il est dangereux de continuer à l'ignorer. Il faut dresser d'urgence un panorama des populations d'abeilles sauvages qui subsistent à travers tout le territoire et dresser l'inventaire de toutes les plantes qui en dépendent pour pouvoir prendre les mesures indispensables à leur conservation.

C’est le but du projet Apiformes, pour lequel je sollicite votre aide aujourd'hui. Ce projet réunit une équipe scientifique dirigée par Bernard Vaissière du laboratoire Pollinisation et écologie des abeilles de l'INRA, et plus de 25 lycées agricoles répartis à travers toute la France. 

L'objectif est double : dresser un tableau fidèle de l'état des populations d'abeilles sauvages et de la pollinisation sur les vastes propriétés agricoles des lycées ; et sensibiliser les futurs agriculteurs aux pollinisateurs sauvages et à l'impérieuse nécessité de les protéger en pratiquant une agriculture plus respectueuse de l'environnement et des insectes pollinisateurs dont elle dépend. 

C'est un projet indispensable pour notre avenir à tous, mais il a un coût. Nous devons trouver très vite 45 000 euros pour payer les scientifiques, le matériel d'étude et d'observation pour les lycées, le matériel d'analyse pour les chercheurs... 

Sans cela, le projet tombe à l'eau. Et avec lui, la première étape d'un projet ambitieux pour connaître l'état des populations d'abeilles sauvages et proposer un plan de sauvetage efficace.  

C'est pour cela que je fais appel à vous aujourd'hui. Nous avons déjà réussi à récolter 40 000 euros, mais il manque 5000 euros pour boucler la cagnotte et mener le projet à terme.

Il suffirait par exemple que 100 personnes comme vous donnent 50 euros chacune, et le projet pourrait aboutir. Mais je comprends bien que tout le monde ne peut pas se permettre de donner autant.

Vous pouvez verser le don que vous voulez : 5€, 15€, 35€, 45€, 100€... L'important, c'est que chacun puisse participer selon ses moyens. 

Pour apporter votre contribution financière et nous permettre de boucler la cagnotte pour que ce projet de recherche puisse aboutir, cliquez ici. Vous pouvez utiliser le moyen de paiement qui vous arrange le plus : carte bleue, Paypal, chèque, ou virement bancaire. 

Tout ce qu'on sait à l'heure actuelle sur les populations de pollinisateurs sauvages, c'est qu'il y a en France environ 930 espèces d'abeilles sauvages, et plus de 500 espèces de syrphes… 

La grande majorité de ces petits insectes est irremplaçable. Y compris pour l'agriculture car on sait maintenant que lorsqu'ils sont présents en nombre suffisant, les cultures sont mieux pollinisées  et produisent des récoltes plus abondantes et de meilleure qualité qu'avec les seules abeilles domestiques.

Et pourtant, à force de détruire les friches, les haies et les bosquets, pour transformer le moindre m2 de terre arable en champ de colza et autres grandes cultures, l'agriculture intensive anéantit petit à petit leurs habitats naturels. 

C'est une situation dramatique, qui nous conduit droit dans le mur. Mais tant qu'on aura pas de preuves tangibles, scientifiques, déterminant vraiment l'ampleur des dégâts, notre appel pour interpeller les autorités publiques continuera à résonner dans le vide.   

S'il vous plaît, aidez-nous dans cette tâche indispensable en apportant votre soutien financier au projet Apiformes.  

Je vous en remercie par avance.

Très cordialement,  

Nicolas Laarman

Délégué général

POLLINIS



06/02/2015
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